samedi 25 juin 2011

ELJADIDA






La province d'El Jadida peut prétendre figurer parmi les hauts lieux du tourisme. Mais elle offre aux visiteurs de nombreux sites naturels d'une beauté majestueuse. Nul ne peut contester le fait que la ville d'El Jadida et sa région jouissent de richesses naturelles diverses qui peuvent satisfaire les amateurs de diverses activités touristiques.Connue jadis sous les noms de El Brija, El Mahdoumih et puis Mazagan, la ville d'El Jadida est située au centre du Maroc, sur les rives de l'océan Atlantique . Le nom d'El Jadida (la neuve) lui fut attribué par le Sultan Moulay Mohammed Ben Abdellah.Elle fut construite par les Portugais entre 1510 et 1520, elle eut la forme d'un château fort, carré flanqué, de quatre tours appelé “Castro Real”. Cependant la construction de l'enceinte fortifiée dura 30 ans et ce n'est qu'en 1541 qu'elle fut terminée. Une enceinte quadragulaire entourait la ville qui se formait autour de la citadelle.Le centre de la citadelle était constitué au rez-de-chaussée par une importante salle d'armes, qui fut affectée en 1941 à usage de citerne, afin d'échapper à la pénurie d'eau en cas de siège prolongé. Cette citerne est la plus belle curiosité d'El Jadida.Autour de l'enceinte, les portugais ont creusé un fossé profond et à haute mer, le fossé est rempli d'eau. Un pont-levis, relia la cité à la terre ferme.En 1562, le Sultan Moulay Mohamed Ben Abdellah concentra à Marrakech une grande armée et vint battre les remparts de Mazagan. L'embarquement définitif des Portugais n'a eu lieu que le 11 mars 1763 suite à la grande attaque conduite par Moulay Mohamed Ben Abdellah après 267 ans de colonisation portugaise.La ville portugaise de Mazagan (El Jadida) a été classée le 30 juin 2004, patrimoine universel par l'UNESCO. Ce site vient de s'ajouter aux 6 autres inscrits par le Royaume du Maroc sur la liste du patrimoine mondial.En effet, ce site a souvent sollicité pour être classé, il a fallu attendre le moment propice pour accomplir ce vœu.La protection du site et son classement, par le dahir du 21 septembre 1918 et 3 novembre 1919, œuvre de l'homme d'une valeur universelle.

Lieu de brassage de plusieurs religions . Les fortifications et leurs défenses et leurs systèmes permanents de défense : tours et remparts constituent un exemple précoce d'architecture militaire de la Renaissance. Les édifices portugais encore visibles sont la citerne portugaise et l'église de l'assomption, construits dans le style Mauelin (ghotique tardif). A partir du XIXe siècle , connue sous le nom d'El Jadida , la ville s'est transformée en un centre commercial multiculturel.La ville ayant contribué au développement de l'architecture et de l'urbanisme dès l'époque de la renaissance.En plus de la richesse historique, de son important rôle socio-économique, le tourisme lui donne une autre dimension. La ville portugaise de Mazagan (El Jadida) a ses trésors culturels inépuisables lesquels témoignent jusqu'à nos jours de l'histoire de développement et de l'épanouissement de cette cité de son passé glorieux qui fut sa fierté et son authenticité.Sa fonction culturelle est la plus importante et la plus significative dans le développement de la ville d'El Jadida, la fonction culturelle a été instaurée depuis des années, et héritée par la ville à laquelle elle a donné un rayonnement sans frontières au Maroc et à l'étranger.La Cité portugaise de Mazagan (El Jadida) conserve dans les mémoires de l'histoire tant et tant de souvenirs inestimables.Dans ses monuments qui ont porté dans leurs renommées très loin à savoir : les remparts , sa fameuse citerne, chef d'œuvre du style architectural Manuelin, devenue pôle d'attraction des touristes des quatre coins du monde et du cinéma international qui viennent tourner des films dans ce beau cadre de l'architecture et de l'art de la Renaissance.La Cité portugaise de Mazagan revêt une importance historique et architecturale considérable, elle représente, en effet, la plus grande fortification portugaise au Maroc.

Son histoire est marquée par plusieurs phases essentielles :- Phase portugaise : elle s'étend de 1541 à 1769, c'est la phase de construction et de structuration de cette cité.- Phase judéo-islamique : elle commence de 1820 jusqu'au début du 20e siècle où la cité fut transformée en mellah, une grande communauté juive marocaine y fut alors installée.- Phase pré-coloniale et coloniale : marquée par l'ouverture du mellah à une nouvelle population qui vient cohabiter avec la communauté juive. Il s'agit essentiellement d'une communauté européenne et musulmane.Cette vaste salle souterraine et voutée faisait partie du château fort construit en 1514. Elle servit probablement de salle d'armes avant d'être utilisée comme réserve d'eau.Sur un plan carré de 34 m de côté, elle comporte 6 nefs - dont les voûtes d'arêtes reposent sur 25 colonnes et piliers. La travée centrale est percée d'un large oculus par où se déverse la lumière du jour qui produit, par réflexion sur l'eau de la citerne, un surprenant effet de miroir imprégnant le lieu d'une étrange atmosphère qui séduirait Orson Welles au point qu'il tourna certaines séquences de son film Othelo, ainsi que le film de Copola “L'étalon noir, Harem», etc.Oualidia : témoignage d'un passé lointain et d'un bel avenir.Résidence Royale au bord de l'imposante lagune palais d'été de feu Sa Majesté Mohammed V où le défunt souverain aimait séjourner. C'est la paisible et attirante Oualidia.Plage des marrakchis , safiots et casablancais et bien sûr des doukkalis amateurs de ski-nautique, d'huitres, de fruits de mer, de soleil, de fraicheur.Oualidia c'est un potentiel touristique en réserve pour l'avenir. Son histoire est très riche .Les peuples marins de l'antiquité y ont laissé les traces.

Oualidia entre Hanon et El GhaziOn a identifié avec beaucoup de vraisemblance la lagune avec celle de Hanon qui débarqua au cours de son périple. Il est très curieux qu'une grotte qui se trouve située non loin du lieu présumé où débarqua Hanon est actuellement connue sous le nom de “Ghar Hammou El Ghazi”…La Kasba de Oualidia, c'est aussi le port de NamerA l'emplacement où sur les ordres du Saadien El Wali fut construite la Kasba de Oualidia, existaient d'ailleurs les ruines antérieures à la conquête des arabes. D'ailleurs, le navigateur cartaginois Hanon aurait au cours de son peuple , débarqué à la lagune de Oualidia qui constitue un port naturel sûr.Cette kasbah fut occupée par les Portugais et les gens de la région. Surtout les habitants du petit port de Namer, leur vendaient du miel. S'il ne reste à Oulidim du Sultan Saâdien qu'une maison en ruines que l'on dit avoir été la maison du gouverneur et la partie des remparts qui fait face à la lagune ou quelques pièces d'artilleries probablement portugaise sont encore là.Les murailles qui entouraient Madinat Al Ghrbia sont flanquées de dix-huit tours à peu près à égale distance l'une de l'autre, trois portes encore visibles aujourd'hui en donnaient accès et l'espace limité par ce qui reste des remparts prouve que cette ville était importante. L'on situe l'époque de sa fondation aux environs du Ve siècle.Ruinée une première fois en l'an 667, elle fut construite et repeuplée sur les ordres du Sultan mérinide.Après avoir subi une seconde destruction, on ne sait pour quelle raison Madinat Gharbi fut définitivement abandonnée.En conclusion, les ruines de Madinat Al Gharbia et de Oualidia témoignent de l'importance qu'avait dans le passé la caïdat de Oualidia. Les familles qui ont été entreprises à l'intérieur de ces ruines ne l'ont pas été d'une façon superficielle.Elles n'ont donc permis de découvrir des objets ou des outils qui pourraient nous renseigner sur leurs premiers habitants. D'autre part, les historiens ne sont pas d'accord sur l'époque exacte de leur fondation.

Notons cependant que, outre des textes d'historiens classiques arabes ou étrangers, c'est une typonyme riche et variée renfermant de nombreuses notes et qui ne pourraient être que des notes berbères (Taghzaouit, Timegret, Ariri, Sier etc … ) ces notes constituent l'héritage laissé par les premiers habitants de la région.Oualidia est certainement l'une des stations estivales les plus réputées du Maroc. Elle fait sa réputation, non seulement aux séjours que feu Sa Majesté Mohammed V y faisait dans son palais d'été, mais également à sa position, son imposante lagune (véritable port naturel) ses fruits de mer, qui caractérisent Oualidia, son soleil radieux , l'hospitalité de ses habitants font de cette localité un lieu de tourisme et lui reservent un bel avenir, ses criques vierges …En 1954, l'écrivain suisse John Knittel, qui écrivait en anglais et en allemand , a fait de longs séjours à Oualidia pour écrire son roman “Arietta” paru en 1956.Pour ceux qui ne connaissent pas Oualidia, c'est le parc d'élevage d'huitres le plus important du Maroc, dont la renommée a franchi les frontières.L'approvisionnement du pays à partir de ce parc ostéicole est assuré à plus de soixante dix tonnes par an.La Kasbah de BoulouaneCe gîte impérial du Sultan Moulay Ismaïl se trouve sur la route qui reliait autrefois Fès à Marrakech et est situé à 75 km d'El Jadida. Accessible par R.N.1 sur 14 km, puis R.R. 316, et enfin la RR 314, cet endroit a connu la présence portugaise pendant une certaine période, avant que Moulay Ismaïl ne s'empare pour installer des troupes chargées de contrôler les tribus.La Kasbah de Boulouane, monument historique classé est un château fort construit sur un promontoire dominant un méandre de l'Oum er-Rbia . La Kasbah comportait une demeure royale, une mosquée et des entrepôts.L'inscription de fondation, au nom du Souverain, sur le linteau de la grande porte monumentale, rappelle que ce nid d'aigle a été construit en 1710.Cette région est très réputée, pour ses champs de vignes (raisins doukkali).Antoine de Saint Exupery a visité la Kasbah de Boulouane.Un des atouts de la province d'El Jadida c'est évidemment sont littoral atlantique offrant tous les ingrédients nécessaires pour le développement d'une activité touristique balnéaire. Cette côte de 150 km de Bir Jdid à Oualidia est parsemé de belles plages notamment, à El Jadida ville, Haouzia, Sidi – Bouzid, Sidi Abed, Oualidia, Sidi Bounaïn, Sidi Sari, Hajrat Baibour, Sidi Yacoub … etc

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